Saint-Romain-en-Gal - Vienne
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Epitaphe d’un membre de la société de l’impôt du quarantième des Gaules


Epitaphe de JD Vitalis et AmethysusA Tiberius Julius Delus, Vitalis, esclave de la société de l’impôt du quarantième, et Amethystus, son affranchi

T. Julius Delus appartenait la la société du Quarantième des Gaules, dont les bureaux étaient à Lyon. Cet organisme privé était chargé de percevoir pour l’état romain la taxe douanière qui frappait les produits entrant et sortant des provinces de la Gaule (2,5 % de la valeur des marchandises). L’épitaphe provient d’un secteur de la colline de Fourvière occupé dès le Ier siècle après J.-C. par des nécropoles.



Lyon, grand atelier monétaire impérial

monnaie - Néron L'empereur se réserve le droit de frapper les métaux précieux, l'or et l'argent, indispensables au paiement des armées. Alors que sous la République l'essentiel du monnayage était produit à Rome, des ateliers impériaux sont désormais créés en province. Le plus important d'entre eux est celui de Lyon. Au revers de ce sesterce de Néron frappé à Lyon, figure le port d'Ostie, à l'embouchure du Tibre. Cette monnaie n'est pas rare en elle-même, puisqu'on en connaît plusieurs exemplaires du même type. C'est la qualité de la représentation, due à l'exceptionnel talent du graveur, qui fait son intérêt.




Amphores et transporteurs

Salle du commerce - amphoresLes amphores sont des récipients en terre cuite, à usage unique, très peu coûteux, destinés au transport de denrées alimentaires. Leur forme varie selon la nature des produits transportés, et leur provenance. Trois produits essentiels sont importés des rivages de la Méditerranée : l’huile, le vin et les sauces de poissons. A Lyon, les inscriptions nous font connaître de grands patrons d’entreprises de transport spécialisées dans le commerce du vin ou de l’huile d’olive.



Les nautes, marins d’eau douce

Nautes Ce bloc devait supporter des statues ou un petit monument offerts, comme l’explique l’inscription, en honneur de la corporation des Nautes du Rhône, par Caius Julius Sabinianus, faisant lui-même partie de cette corporation. Ces nautes sont les mariniers, qui assurent les transports sur les nombreuses voies navigables du pays. Ce bloc trouvé sur les quais de Saône, près de Saint-Georges, faisait imaginer depuis longtemps l’existence d’un port dans ce secteur : hypothèse confirmée par les spectaculaires découvertes d’épaves de navire au cours des fouilles préalables à la construction du parc de stationnement Saint-Georges.



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